Vendredi 30 mars 2007 5 30 /03 /Mars /2007 14:11
Chers djeunz, incompris du système et incontestablement rebelles,
que vous soyez cleans, bourrés, ou bien défoncés :

BONSOIR,

 C'est avec les yeux un tantinet cernés, vu l'heure déjà quelque peu avancée, que je vous annonce que cet article sera bel et bien le dernier à être publié au cours de mes vacances de Toussaint de l'année 2006. Je suis donc en train de vivre l'un des instants les plus solennels, les plus forts en émotions, de toute ma vie jusqu'à présent si chaste et si pure, et j'avoue en être toute retournée. En effet, dans une dizaine d'heures, je serai condamnée à vaquer à des occupations absolument bandantes, pour les plus pourvus d'entre vous. Rien que d'y penser, tout cela me défenestre sauvagement l'entrejambe.

...Instant orgasmique, quand tu nous tiens...

[...]

Si vous lisez cet article les volets fermés, entre deux séances de masturbation fantasmagorique en plein milieu de votre chambre ou de lecture des multiples articles aussi bien croustillants qu'excitants que l'on peut trouver à foison au sein des nombreux magazines féminins, je n'ai plus qu'à vous annoncer, pour votre plus grand déplaisir, que nous avons un énorme point commum : une tendance plus ou moins légère à l'insomnie. Si, en plus de cela, vous êtes également en possession d'une connexion Internet aussi rebelle qu'un prépubère en plein pic d'hormones testostéroniennes, je ne peux que vous conseiller le suicide par ingurgitation des composantes de ce qui se trouve juste devant vos grands yeux ébahis, et qui envoie actuellement sur votre magnifique visage de larve amorphe une aveuglante lumière blanche due à l'arrière-plan on ne peut plus travaillé qui se trouve être le fond d'écran de mon blog. Mais, étant donné que cette blancheur est issue de MON blog, et non pas de celui d'une quelconque autre personne sans valeur aucune, cela ne peut être qu'un met délectable qui s'offre à votre palais sans saveur qui n'a peut-être même pas encore goûté aux plaisirs incomparables, je dirais même inégalables, de ma chair.

...Instant égocentrique, quand tu nous tiens...

[...]

 
Tout au long de ces vacances, je ne saurai vous dire exactement le nombre de fois où, affalée tel un sac d'hormones vidé de ses endorphines, je me suis adonnée à la contemplation dubitative d'une baie vitrée (utilisons un vocabulaire cossu pour qualifier cette foutue fenêtre de tram). Je vénère ce morne espace-temps dénué de toute activité cérébrale, communément appelé vacance. En effet, nos derniers efforts intellectuels ont été réduits à l'observation d'un radiateur en état de fonctionnement, à l'utilisation ininterrompue de mouchoirs en papier, ou encore à la nécessité de se procurer un maximum de chaleur en un minimum de temps. Malheureusement, ce paradis prend fin : la neurasthénie est finie, morte, enterrée, et cela pour laisser la place à un autre espace-temps de presque deux mois durant lequel je pourrai non pas m'apitoyer sur le sens profondément onirique de ma vie, mais sur des courbes d'offres et de demandes dont la limite philosophique est plus sartrienne que l'infini (tout cela lorsque l'inverse de f(0) a une valeur ajoutée ma foi plutôt confortable, bien entendu).

 ...Instant mélancolique, quand tu nous tiens...

[...]

En fait, il n'y a pas de véritables articles sur ce blog. J'entends par 'véritables articles' des groupes de phrases constituant de lourds paragraphes, ces derniers vivant en communauté au sein d'un même espace pixelisé. Sous vos yeux fatigués d'insomniaques qui ne daignent pas se fermer, je vais dès lors exposer moults excuses quant à cette absence impardonnable de contenu dont mon blog est actuellement victime :

[1] Dès que je me retrouve presque seule, je suis d'une humeur massacrante. Oui, je vous assure, c'est très énervant de fixer les étoiles phosphorescentes de son plafond d'un air désespéré, en se posant des questions existentielles telles que les préférences capillaires de son prince charmant.

[2] Aujourd'hui, quelqu'un m'a dit que vestimentairement parlant, je suivais la mode : je trouve que c'est une excellente raison de faire la grève des articles.

[3] Je suis en vacances depuis un peu plus de onze jours : chez moi, c'est le vide intellectuel qui prime.

...Instant soporiphique, quand tu nous tiens...

 Dans un élan d'inconscience totale et de contestation absolue,

JE VOUS QUITTE.
Par pampl3lun3
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Samedi 11 novembre 2006 6 11 /11 /Nov /2006 18:49

    Je voulais vous faire part de quelques extraits de mon livre préféré,

Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée...
.
Je suis donc en train de le relire, tout en surligant mes passages favoris,
que je retranscris ici au fur et à mesure.


    "Quelques jours après mon retour, Detlev me rend visite. Quand je le vois au pied de mon lit, j'ai un choc, je suis incapable de prononcer un seul mot.
    Il n'a plus que la peau sur les os, ses bras sont devenus si grêles que je pourrais les entourer de ma main, son visage est tout blanc, ses traits affaissés. Mais il est toujours aussi beau. Ses yeux ont l'air encore plus grands, ils sont aussi plus tristes. Tout de suite, mon amour revit. Qu'importe qu'il soit devenu squelettique. Et je ne veux même pas me demander pourquoi.
    Pendant un moment on ne sait pas quoi se dire. Il veut avoir de mes nouvelles, mais je n'ai rien d'intéressant à raconter. Il ne me vient même pas à l'idée de lui parler de mes vacances chez grand-mère. Je finis par lui demander pourquoi il ne va plus au Sound. Il dit que le Sound, c'est de la merde. Alors, où va-t-il maintenant? Il finit par sortir : 'Au métro Zoo.' Quoi faire? 'Je me prostitue.'
    Sur le moment, je ne suis même pas choquée. Je sais que certains fixers le font, occasionnellement. Je n'ai pas une idée très précise de ce que ça veut dire. Je n'ai d'ailleurs pas très envie de savoir. Tout ce que je sais, c'est que ça consiste à satisfaire des pédales, sans rien éprouver soi-même, et que ça rapporte beaucoup d'argent. Je ne demande pas d'autres explications. Je suis toute au bonheur de voir Detlev, de l'aimer et d'être aimée."

    "Souvent, je vais directement au Zoo en sortant de l'école. Dans mon sac, il y a mes ustensiles de droguée et un gros paquet de sandwiches. Ma mère doit s'étonner de me voir maigrir à vue d'oeil, alors que j'emporte tous les matins un tel stock de sandwiches. Je sais bien que Detlev et ses amis attendent que je leur apporte de quoi déjeuner.
    Au début, Detlev se fâche quand il me voit arriver. Il ne veut pas que je le voie se prostituer. 'Donne-moi rendez-vous n'importe où, dit-il, mais ne vient pas ici.'
    Je ne l'écoute pas. Je veux être avec lui, n'importe où. Et, peu à peu, je m'habitue au décor. Je ne sens plus l'odeur de pisse et de désinfectants. Les clients, les putes, les métèques, les flics, les clochards, les ivrognes font partie de mon environnement quotidien. C'est ici ma place, puisque Detlev y est."

    "Mon gars à moi, il fait ce qu'aucun autre fixer ne fait : il partage chaque dose d'héroïne avec moi. Il gagne de l'argent pour moi, en faisant le pire boulot qui existe. Pour me payer ma drogue, il doit se taper un ou deux michetons de plus par jour. Nous, on n'est pas comme les autres, c'est même tout le contraire : l'homme fait le tapin pour sa femme. Peut-être sommes-nous le seul couple au monde où ça se passe comme ça."

    "Quand nous sommes couchés ce soir-là, les choses ne se passent pas comme d'habitude. Detlev ne me donne pas le baiser 'bonne nuit' et ne me tourne pas le dos. Il se met à parler, à me dire des choses très douces. Je sens ses mains qui me caressent. Très tendrement. Je n'ai plus du tout peur. Je le caresse à mon tour. Nous échangeons des caresses. Très longtemps. Sans parler. C'est merveilleux.
    Il se passe au moins une heure avant que Detlev ne rompe le silence. Il me demande : 'Tu veux bien faire l'amour, samedi prochain?'
    Je réponds 'Okay'. J'ai toujours eu peur de cette question. Maintenant, je suis heureuse que Detlev me la pose.
    Au bout d'un moment, je dis : 'Okay. Mais à une condition : on n'aura rien pris, ni l'un ni l'autre. Pas question d'H. Si on est défoncés, je risque de ne pas trouver ça bien. Ou alors je le trouverai bien, mais seulement parce que je serai défoncée. Je veux être totalement lucide. Et je voudrais que tu le sois aussi pour que tu saches si tu m'aimes comme ça.' Detlev dit : 'Okay', me souhaite 'bonne nuit' avec un doux baiser, et nous nous endormons, dos à dos et fesses contre fesses.
    Le samedi suivant, nous tenons parole : nous ne prenons rien. L'appart est de nouveau sale et puant. Mais notre lit a des draps éblouissants de blancheur. Nous nous déshabillons. J'ai encore un peu peur. Nous sommes étendus l'un à côté de l'autre, sans mot dire. Je pense à ce que m'ont raconté des filles de ma classe, comment, la première fois, le garçon se jette sur vous, brutalement, vous enfonce son machin dans le corps et n'arrête que quand il a joui. Les filles m'ont raconté que ça fait horriblement mal, la première fois.
    Je dis à Detlev que je ne veux pas que ça se passe comme le racontent les filles de ma classe.
    Il me répond : 'Okay, ma petite.'
    Nous nous caressons, très longtemps. Il me pénètre un peu, c'est à peine si je m'en aperçois. Quand ça me fait mal, Detlev le sent sans que je lui dise.
    Je pense : 'Il a le droit de te faire un peu mal. Ca fait six mois qu'il attend.'
    Mais Detlev ne veut pas me faire mal. A un moment donné, ça y est. On est ensemble pour de bon. Je l'aime, je suis folle d'amour pour lui. Mais je me sens raide comme une planche. Detlev est immobile, lui aussi. Il a sûrement compris ce que je suis incapable d'exprimer : je suis paralysée d'angoisse et de bonheur.
    Detlev se retire et m'enlace. Ce que je ressens est extraordinaire. Je me demande comment je peux mériter un garçon pareil, un garçon qui ne pense qu'à moi et pas du tout à lui. Je pense à Charly qui, pendant une séance de cinéma, m'a mis tout bonnement sa main entre les jambes. Je suis heureuse d'avoir attendu Detlev, de n'appartenir qu'à lui. J'aime tant ce garçon que tout à coup je panique. J'ai peur de la mort. Je me répète tout le temps : 'Je ne veux pas que Detlev meure.'
    Je lui dis, pendant qu'il me caresse : 'Detlev, on va arrêter de se piquer.'
    'Oui, répond-il. Je ne veux pas que tu deviennes une camée.'
    Il m'embrasse. Lentement, nous nous retournons et nous nous endormons, dos à dos, fesses contre fesses.
    Les mains de Detlev sur mon corps me réveillent. Il est encore très tôt, une lumière grise filtre à travers les rideaux. Nous nous caressons, et après nous faisons l'amour pour de bon. Ce que je ressens se passe dans la tête, et pas encore en bas. Mais je sais déjà que c'est merveilleux de faire l'amour avec Detlev.
    Le lundi, je vais directement de l'école au métro Zoo. Detlev est là. Je lui donne mon casse-croûte et une pomme. Il a faim. J'ai drôlement envie d'H, ça fait trois jours que je ne me suis pas piquée. Je demande à Detlev 'Tu as un shoot pour moi?'
    'Non. Et je ne t'en donnerai plus. Je ne veux pas. Je t'aime trop. Je ne veux pas que tu deviennes une junkie.'"

    "Une fois ressortie de la voiture, je me sens très calme et je fais une espèce de bilan : 'Voilà. Tu as quatorze ans. Il y a un mois, tu étais encore vierge. Et maintenant tu fais le tapin.'"

Je tiens à préciser que ce livre est une histoire vraie.
Ce qui m'a le + touché? Très certainement la magnifique histoire
d'amour entre Christiane & Detlev...

Par *PaMpLeLuNe*
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Samedi 11 novembre 2006 6 11 /11 /Nov /2006 17:26

Ce soir-là, ils firent l'amour comme s'ils allaient
mourir le lendemain. Si tendrement que ces quelques
heures leur parurent une éternité. La passion était bel
et bien présente, mais l'alchimie de ces deux corps était
en fait due à l'amour inestimable qu'ils éprouvaient l'un
pour l'autre ; un amour d'une force incroyable et d'une rare
pureté pour lequel ils n'hésiteraient pas à se sacrifier.

Par *PaMpLeLuNe*
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Dimanche 5 novembre 2006 7 05 /11 /Nov /2006 18:48

...I'm trying to control myself,
so please don't stand in my way
...

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V

"J'aime pas mon âge
Ni mon image
De fille trop sage
Je suis une sauvage!"

(And... I Hate You, Melissa Mars)


Par *PaMpLeLuNe*
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Lundi 23 octobre 2006 1 23 /10 /Oct /2006 19:30
"It's a violent pornography
Choking chicks and sodomy
The kinda shit that's on your TV"

(Violent Pornography, System Of A Down)



"You and me
We'll all go down in history
With a sad Statue of Liberty
And a generation that didn't agree"

(Sad Statue, System Of A Down)

Par *PaMpLeLuNe*
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Samedi 23 septembre 2006 6 23 /09 /Sep /2006 19:46

[Métamorphose de mon apparence physique en actioN]
Par *PaMpLeLuNe*
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Mercredi 13 septembre 2006 3 13 /09 /Sep /2006 17:23

FUMER entraîne la MORT,
c'est un fait.
Mais pourquoi ne pas tout simplement dire que
TOUT entraîne la MORT?
En effet,
BOIRE
entraîne la MORT,
MANGER entraîne la MORT,
et même
AIMER entraîne la MORT.
En fin de compte,
NAITRE entraîne la MORT,
ce qui n'est, en aucun cas, une raison pour ne plus faire d'enfants...


D'ailleurs, celui-ci est trop mignon, et je ne vois pas du tout
pq ses parents auraient dû s'en priver!

Moi je dis :
FUCK YOU!



De toute façon, QUOI QUE L'ON FASSE, cela entraîne tjs la MORT.

En ce qui me concerne, chacun est libre de faire ce qui lui plaît,
tant que cela ne nuit pas à autrui.


Par *PaMpLeLuNe*
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Mardi 12 septembre 2006 2 12 /09 /Sep /2006 19:10
"T'es bien plus beau comme ça
Un point c'est tout
Un point c'est toi
Je t'aime comme ça"

(Un Point C'Est Toi, Zazie)



"Toi quand tu me serres très fort
C'est comme un trésor
Et ça,
 Et ça vaut de l'or"

(J'Envoie Valser, Zazie)

Par *PaMpLeLuNe*
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Mercredi 16 août 2006 3 16 /08 /Août /2006 01:19

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Par *PaMpLeLuNe*
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Dimanche 13 août 2006 7 13 /08 /Août /2006 15:15
Par *PaMpLeLuNe*
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